Reprendre la course à pied après une blessure

Reprendre la course à pied après une blessure est un moment délicat. Même lorsque la douleur a disparu, le corps reste fragilisé, les habitudes motrices ont changé, et la peur de la récidive peut s’installer. Mais alors comment faire ?

RÉATHLÉTISATIONENTRAINEMENT COUSE À PIED

Julien

11/2/20253 min read

Reprendre la course à pied après une blessure est un moment délicat. Même lorsque la douleur a disparu, le corps reste fragilisé, les habitudes motrices ont changé, et la peur de la récidive peut s’installer. En tant que kinésithérapeute et ostéopathe spécialisé, je constate souvent que c’est dans cette phase de « reprise » que beaucoup de sportifs commettent des erreurs : volume trop élevé trop tôt, intensité mal dosée, oublis du renforcement musculaire ou de la mobilité. Or, ces lacunes sont précisément ce qui favorise les rechutes.
Les études le confirment : « La reprise de la course à pied après une lésion musculaire doit se faire de façon progressive. »

1. Comprendre où l’on se situe dans le processus

Lorsque vous avez été immobilisé, blessé ou que vous avez dû arrêter la course, trois grandes phases se succèdent :

  • Rééducation : retour de la mobilité, de la force, de la fonction articulaire ou musculaire. pour cette phase, être accompagné de votre kinésithérapeute est essentiel.

  • Réathlétisation : restauration des gestes, de la coordination, du schéma moteur sportif. Votre kinésithérapeute peux aussi s'occuper de cette phase. Cependant les coachs sportifs sont aussi formés à la réathlétisation.

  • Reprise d’entraînement : retour progressif à la course, à l’endurance, puis éventuellement à la performance.
    La phase de reprise intervient après validation médicale ou kinésithérapique, lorsque les douleurs sont absentes ou très légères et que les capacités de base sont retrouvées.
    Cet ordre est essentiel pour limiter le risque de blessure répétée, pour autant ces différentes phases s'entremêlent afin d'obtenir l'optimisation de la reprise.

2. Les principes incontournables d’une reprise réussie

Pour optimiser votre retour à la course, voici les grands principes à suivre :

  • Patience et progressivité : chaque séance est une brique de reconstruction, pas une performance immédiate.

  • Écouter le corps : un léger inconfort peut être toléré parfois, mais une douleur persistante ou une gêne le lendemain ne doit pas être ignorée.

  • Varier les intensités : intégrer de l’endurance fondamentale (EF), de l’allure course, des temps de seuil court.

  • Renforcement musculaire et mobilité : l’ossature musculaire et tendineuse doit être remise à niveau pour encaisser la course.

  • Alternance et volume contrôlé : souvent, recommencer par alternance marche/course est plus sûr que de tenter un footing classique.

3. Pourquoi choisir un plan structuré plutôt que “aller au feeling”

Reprendre sans plan, c’est accepter un risque significatif :

  • Sur-sollicitation du muscle ou tendon blessé

  • Charge trop forte qui entraîne compensation et nouvelle blessure

  • Stagnation ou découragement par manque de repères

    Un plan structuré vous donne une feuille de route, des repères clairs (durée, intensité, RPE…), et réduit la part d’improvisation. Il s’appuie sur des principes validés et vous permet de reprendre en toute sécurité.
    Dans ma boutique, j’ai conçu plusieurs plans PDF Téléchargeables qui s’adressent à différents profils, selon votre blessure et votre niveau.

4. Découvrir mes plans pour la reprise

Sur la boutique SantAct, vous trouverez un pack de 5 programmes couvrant plusieurs profils de reprise (blessure longue, débutant, reprise rapide, multi-activités…). Chaque plan est téléchargeable, structuré par semaine, inclut l’échelle RPE et s’adapte à votre condition.
Si vous êtes dans une phase particulière ou que votre blessure nécessite un accompagnement personnalisé, je propose également une planification individualisée sur mesure, et la possibilité de prise de rendez-vous en ligne via la plateforme Maiia.


👉 Plans prêt à être utilisé Plan personnalisé

5. Exemple simple de progression possible

Pour illustrer :

  • Semaine 1-2 : 20-30 min d’EF, alternance marche/course, renfo + mobilité

  • Semaine 3-4 : course continue plus longue, introduction d’allure 5 km (RPE modéré), renfo ciblé

  • Semaine 5-6 : séance allure plus soutenue, seuil court, volume légèrement augmenté

  • Semaine 7+ : retour vers séance “normale”, vitesse ou durée accrue
    Cette progression (confirmée dans la littérature) permet de reprendre sans précipitation.

6. À retenir avant de repartir

  • Assurez-vous d’avoir l’aval de votre professionnel de santé avant de relancer la course.

  • Lorsque vous reprenez, la douleur ne doit pas dépasser 2-3/10, et cela ne doit pas persister au lendemain.

  • Utilisez l’échelle RPE (perception de l’effort) pour calibrer vos séances, plutôt que de vous fier uniquement à la montre ou la vitesse.

  • Après la phase de reprise, l’entretien musculaire, les éducatifs et la posture restent essentiels pour éviter de retomber dans une blessure.

Conclusion

Reprendre la course après une blessure, ce n’est pas “revenir comme avant”, mais “revenir mieux, plus solide, plus confiant”.
Avec un plan structuré, un suivi attentif, et la bonne attitude – vous transformez cette période de transition en opportunité de progression.
N’oubliez pas : ce n’est pas la vitesse qui démarre la reprise, mais la régularité, la qualité, et l’écoute.

SantAct – Courir mieux, courir longtemps.
Prenez soin de votre corps, il vous le rendra.